Coopération renforcée entre la Conférence des Présidents d’Universités du Maroc et le Groupe INSA
La CPU du Maroc et le Groupe INSA développent leurs coopérations : une sixième rencontre sous le signe du partage d’expériences en pédagogie s’est tenue à l’université Mohamed 1er d’Oujda (ENSA) les 17 et 18 avril 2012.
Le Groupe INSA et la Conférence des Présidents d’Université (CPU) du Maroc continuent à œuvrer en commun au développement des relations maroco-françaises des écoles d’ingénieurs. Le soutien à la pédagogie dans les formations est un des axes structurants de l’accord-cadre signé en novembre 2009.
Le premier échange sur cette thématique avait eu lieu à Rennes en 2011, lors du colloque pédagogique national du groupe INSA, et avait accueilli trente collègues marocains. Les participants s’étaient engagés, en présence du président de l’université Mohamédia de Casablanca, le professeur Charif d’Azzouane, à organiser conjointement le prochain colloque au Maroc.
Les parties prenantes se sont donc retrouvées à l’ENSA d’Oujda, au sein de l’important campus de l’université Mohamed 1er, en présence de son président (Pr. Abdelaziz Sadok), du directeur de l’ENSA organisatrice (Pr. Mohsine Eleuldj), de plusieurs directeurs d’écoles d’ingénieurs marocaines, dont plusieurs ENSA et de l’ensemble des directeurs du groupe INSA (Président Didier Marquis ; Eric Maurincomme ; Marc Renner ; Mhamed Drissi et Jean-Louis Billoët), accompagné du directeur (Romuald Boné) de l’ENI du Val de Loire, école associée à l’ENSI de Bourges pour la création du 6ème INSA (Centre Val de Loire) ainsi que d’une centaine de participants.
La trentaine de conférenciers a notamment abordé la thématique du partage d’expériences comme vecteur de progrès et de collaboration. Le Ministère marocain de l’enseignement supérieur et le Service de Coopération et d’Actions Culturelles du Ministère des Affaires Etrangères étaient aussi présents.
La délégation française a présenté une douzaine de conférences ainsi qu’une conférence plénière autour du projet d’IDEFI InnovENT-E porté par le groupe INSA (le réseau des UT, le CESI et l’Université de Lorraine).
Des réunions spécifiques se sont tenues en parallèle, notamment une relative au projet financé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur marocain et le Ministère des Affaires Etrangères français, autour des systèmes embarqués. Il est à noter que, dans le cadre de l’appel d’offres lancé par ces 2 ministères, 6 des 20 projets retenus (sur une cinquantaine déposée) pour l’ensemble de l’enseignement supérieur marocain impliquent le groupe INSA.
Enfin, une réunion prospective s’est tenue avec le Président Sadok et le groupe INSA afin de programmer prochainement une rencontre avec la CPU marocaine, entièrement renouvelée ces derniers mois, afin d’envisager de nouvelles actions, notamment autour de la formation des doctorants-enseignants marocains impliquées dans le programme majeur voulu par le royaume marocain pour son enseignement supérieur.
Le Département Télécommunications, partenaire de l’Université Flinders d’Adelaïde en Australie et membre actif du « Serval Project »
Depuis la parution de l’article du Monde relatif au projet Serval le 21 avril dernier, la France est le pays qui présente le plus grand nombre de téléchargement de l’application Android du même nom. Serval a été inventé par le Dr Paul Gardner-Stephen et son équipe avec l'aide d'élèves-ingénieurs du Département Télécommunications, Services et Usages de l’INSA de Lyon.
« Serval Project » en bref
Depuis quelques semaines, les propriétaires d'un téléphone mobile équipé du système Android peuvent télécharger gratuitement un logiciel baptisé Serval. Pour l'installer, il faut d'abord "rooter" son téléphone, c'est-à-dire désactiver les verrouillages imposés par les opérateurs. Dès lors, Serval permet à un groupe de mobiles de se connecter directement, sans carte SIM ni antenne relais. Il fonctionne selon le principe d'un maillage ("mesh") consistant à créer des réseaux temporaires et mouvants, entièrement décentralisés. Lorsque deux appareils sont proches l'un de l'autre (quelques centaines de mètres), ils se parlent en direct. S'ils sont trop éloignés, les autres téléphones Serval se trouvant dans la même zone captent automatiquement la communication et la retransmettent, de proche en proche - sans que leurs propriétaires aient à faire quoi que ce soit.

Les intérêts du projet Serval sont multiples :
- la couverture de zone blanche (avec, par exemple, en France, la couverture sans surcoût de zones montagneuses escarpées où il y a de nombreux randonneurs, skieurs ... )
- le maintien d'une architecture de communication mobile en cas de destruction des infrastructures de communication (en cas de catastrophe naturelle ou industrielle, par exemple) ;
- le maintien d'un droit à communiquer même si des états totalitaires débranchent ou verrouillent les réseaux opérateurs. Cette solution a également pour but de permettre aux régions et populations isolées (dont les aborigènes en Australie...) d'obtenir un moyen de communication malgré l'absence d'infrastructure opérateurs.
En novembre 2011, Serval a été primé lors d'un concours de logiciels innovants organisé à Séoul (Corée du Sud).
Un partenariat étroit et pérenne avec l’INSA de Lyon
En 2010, Dany Rakotopara et Gaétan Hautecoeur, deux étudiants en 5e année du département Télécommunications sont partis 6 mois à l’Université Flinders dans le cadre de leur cursus. Cet échange a marqué la première étape de la collaboration avec l’équipe de chercheurs australiens. En 2011, ils ont été remplacés par Romain Bochet et Thomas Giraud, récemment diplômés. Depuis février 2012, Soufiane Tarari et Kévin Tabar sont sur place pour un semestre de cours en sécurité informatique, marketing international et management. En parallèle, ils sont fortement impliqués dans le Serval Project dans le cadre de leur projet de fin d’études. Soufiane va travailler plus précisément à la recherche d’une alternative aux protocoles utilisés (à savoir : la voix sur IP) pour améliorer l’expérience utilisateur ainsi que la qualité de service. La problématique de Kévin est de permettre aux téléphones Serval de communiquer à travers les fréquences GSM (en plus de la technologie Wifi). Ces fréquences, fournissant de bas débits et capables d’émettre jusqu’à 40km, peuvent être une solution dans des régions isolées. Pour 2013, le partenariat avec le Département Télécommunications va s’intensifier avec l’accueil de 4 élèves-ingénieurs au sein de l’équipe australienne.
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